• Alexanne Bolduc

Si on changeait culpabilité par fierté durant le temps des fêtes?

Mis à jour : janv. 23



Habituellement, le temps des Fêtes, c’est un vrai marathon de partys et de soupers. Souvent, on cuisine pleins de bonnes choses que nous ne sommes pas habitués de cuisiner et de consommer. C'est très festif, la variété de prêts-à-manger et de desserts est incroyable... MMMM cette bonne nourriture du temps des fêtes! De plus, durant cette période, il peut devenir facile d'être moins actif, car on se couche tard, il fait froid, on a bu un ou deux verres de trop la veille... Ces habitudes changeantes nous mènent parfois vers un sentiment de culpabilité «On a trop abusé des bonnes choses»...


On peut se le dire, cette année n'a pas été de tout repos! En effet, avec la pandémie qui nous restreint depuis mars, en plus du confinement qui perdurera lors du temps des fêtes, on pourrait, plus que jamais, avoir envie de se faire plaisir! Si je vous proposais de profiter de ces plaisirs des fêtes sans se culpabiliser et sans s'imposer de restriction? Intéressant non? Le secret : notre attitude face à nous-mêmes!


Premièrement, arrêtez de vous exiger la perfection, et permettez-vous de vous faire plaisir. Le fait de s'exiger la perfection nous donne énormément de pression envers nous-mêmes. Ce qui fait en sorte que, lorsqu'on dévie un petit peu de notre plan de match, sans même aller dans l'excès, on se culpabilise et ne se sent pas bien. Sachez qu'il n'y a AUCUN mal à manger des aliments gras, des sucres transformés, et de ne rien faire une journée complète. Au contraire, notre corps a le droit à ces plaisirs-là et ce ne sont pas des choses à bannir de notre vie. Suffit juste de les faire avec modération.


Mais pourquoi tout le monde critique ces habitudes-là si elles ne sont pas mauvaises, me direz-vous? Le problème c'est quand ces choses arrivent trop souvent, ou qu'on exagère lorsqu'on se le permet. D'ailleurs la privation et la pression de perfection nous mène à ces comportements excessifs, car LA FOIS où on se permet ces plaisirs, on va vouloir se les permettre À FOND et profiter au MAXIMUM de ce qui ne sera plus permis dans quelques heures, et plus souvent on embarque dans le vice du «tant qu'à». Tant qu'à ne pas avoir été parfaite aujourd'hui, je vais enfiler toutes les mauvaises habitudes plaisantes dont je me prive depuis des semaines/mois. Par exemple: tant qu'à avoir mal mangé, aussi bien finir la bouteille de vin au complet; tant qu'à avoir pris une portion de dessert pourquoi ne pas finir le dessert au complet; tant qu'avoir été sédentaire toute la soirée en écoutant des films, je vais me permettre du pop corn, etc. Bien souvent s'en suit un sentiment de culpabilité. Vous reconnaissez-vous?


Tout d'abord, sachez que la culpabilité naît d’une évaluation négative de soi en raison d’une action concrète. Nous nous sentons coupables de quelque chose que nous avons fait, pensé ou ressenti, parce que nous attribuons cette action à quelque chose de mal. Ce sentiment nous fait vivre beaucoup d’émotions, comme la frustration, l’impatience, l’intolérance, la colère, la peur. Autrement dit, se sentir coupable, c’est de dire que nous avons été fautifs par une action qu'on juge mauvaise. Par contre, lorsqu'on comprend qu'aucun aliment n’est mauvais en soit, que consommer un morceau de chocolat ou d'être resté inactif une journée n'a absolument aucun effet négatif. On s'éloigne ainsi du sentiment de culpabilité, puisque nous n'attribuons plus cette action à une faute. C'est à ce moment que la pression qu'on se met diminue, ce qui nous permet d'être plus indulgents envers ce qu'on considérait les vices d'autrefois. Cette permission occasionnelle, saine, qu'on se permet nous éloigne donc de ces sentiments négatifs qu'on pouvait ressentir lors des fêtes passés.


Et si cette année on essayait de se rendre fier au lieu d'essayer d'éviter de se sentir coupable?


La fierté naît d’une évaluation positive de soi. Lorsque nous éprouvons de la fierté, nous le faisons parce que nous sommes satisfaits d’une action qui nous appartient. Nous sommes fiers de quelque chose que nous avons fait parce que nous attribuons cette action à quelque chose de bien. Je vous propose donc, cette année, d'essayer de vous rendre fier, en posant pleins de petites actions qui nous font du bien. Par exemple: fier d'être allé marcher même s'il faisait froid, fier d'avoir essayé un nouveau sport d'hiver, fier de s'être entrainé à la maison même si la soirée d’hier a été bien arrosée, fier d'avoir fait des étirements pour vous aider à avoir une meilleure souplesse et vous sentir mieux, fier de se permettre de se reposer et d'avoir pris un temps d'arrêt pour soi, fier d'avoir pris le temps de faire une activité qu'on ne prenait plus le temps de faire et même se faire plaisir en prenant un morceau de bûche de noël et être fier de ne pas être passé à travers, car nous ne sommes pas embarqués dans le «tant qu'à» d'autrefois. Quand nous éprouvons de la fierté, c’est parce que nous sommes satisfaits d’une action posée et comme il s’agit d’un état émotionnel agréable, il est très probable que nous ayons tendance à essayer de reproduire ces bonnes habitudes à nouveau. C'est là que l'équilibre et les saines habitudes de vie s'entretiennent, dans le plaisir et l'équilibre et non dans la perfection et dans les restrictions.


En somme pour pouvoir dire «bye bye la culpabilité», arrêtez de vous faire sentir coupable de manger des aliments gras/sucrés, transformés, arrêtez de vous rendre coupable de prendre du temps pour ne rien faire du tout. Parce qu'en soit, il n'y a aucun mal à prendre un peu de sucre, un peu de gras, et d'écouter toute une soirée de temps Netflix! Notre corps a le droit à ces moments-là et prenez plaisir à vous faire plaisir et cette petite voix qui vous ordonne de vous contrôler et d’éviter les desserts sucrés qui font «soi-disant engraisser» on la laisse de côté! On savoure chaque petite bouchée de notre dessert ou de notre verre de vin et on est fier de s'être gâté un petit peu! Et même si ces petits plaisirs sont plus fréquents durant le temps des fêtes, savez-vous quoi? Ce n'est pas grave, parce que ce sont des moments de joies et des moments de fêtes qui n’arrivent qu'occasionnellement. L’important est de reprendre un rythme, une routine une fois les festivités terminées, d’où la notion d’équilibre. J'espère donc que vous comprenez que ce ne sont pas des choses à bannir de notre vie. Suffit juste de les faire avec modération.


Au finale, vous terminerez la période des fêtes en ayant, comme les années antérieures, consommé ces sucreries du temps des fêtes, ces prêts-à-manger savoureux et vous vivrez ces soirées un peu plus arrosées. Par contre, cette année, la différence sera que vous serez fiers de ne pas avoir embarqué dans le « tant qu'à» et la culpabilité qui s'en suit, car vous serez fiers d'en avoir consommé raisonnablement et vous serez fiers de tous les petits gestes qui vous font du bien tout au long de vos vacances. Une année 2021 qui commencera alors beaucoup plus positivement!


Alexanne Bolduc, B.Sc., Kinésiologue

Assistée par Anne-Julie Pépin, diététiste-nutritionniste, Dt. P.

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